
Je me suis demandé si la lotion la plus efficace pour un soin des cheveux naturel poussait déjà derrière la clôture du jardin, plutôt que sur les étagères d'un magasin bio. C'est la question qui m'a traversée devant le miroir, brosse en main, face à des cheveux ternes et cassants après un hiver enfermée entre dossiers et écrans. Impossible de répondre tout de suite — j'ai d'abord voulu comparer ce que j'avais sous la main : l'ortie et le romarin de mon jardin, dans ce pavillon de banlieue en Gironde à une vingtaine de minutes du centre de Bordeaux.
Avant d'aller plus loin, une précision utile : ce carnet contient des liens d'affiliation vers des formations que j'ai explorées sur 1TPE, dont certaines sur la phytothérapie. Si vous les utilisez pour approfondir vos connaissances, je touche une petite commission, sans surcoût de votre côté — c'est ce qui me permet de continuer ces recherches personnelles. Je ne suis ni médecin ni dermatologue, simplement une assistante administrative curieuse qui note ses essais et ses erreurs ; pour un problème capillaire persistant, rien ne remplace l'avis d'un professionnel de santé.
Deux plantes du jardin, deux logiques de soin
Le romarin, que j'utilise d'habitude pour parfumer les rôtis du dimanche, était déjà en fleurs quand j'ai commencé à m'y intéresser sérieusement pour mes cheveux. Dans le coin un peu sauvage près de la clôture, l'ortie poussait aussi, vigoureuse, du genre qu'on arrache sans ménagement quand on jardine. Mes vieux livres de phytothérapie présentaient souvent ces deux-là comme des classiques du soin des cheveux naturel : le Rosmarinus officinalis, réputé de longue date pour tonifier le cuir chevelu, et l'Urtica dioica, qu'on dit riche en minéraux et plutôt du côté fortifiant. Plutôt que de choisir au hasard, j'ai transformé un coin de ma cuisine en petit atelier de phytothérapie maison, pour les tester l'une contre l'autre, sans attente précise, juste pour voir ce que mon carnet en dirait.
Vérifier les bienfaits de l'ortie
Concrètement, ma préparation à l'ortie restait simple : les feuilles infusaient dans l'eau chaude jusqu'à ce que le liquide prenne une teinte ambrée, avant d'être filtrées et utilisées en dernier rinçage, après mon shampoing habituel. Rien de savant là-dedans, juste de la patience et un carnet pour noter la couleur, l'odeur, la sensation sur le crâne une fois l'eau tiède.
Un soir, pourtant, l'exercice a mal tourné. Trop enthousiaste après une longue journée, j'avais laissé macérer les feuilles bien plus longtemps que d'habitude, et le lendemain, en filtrant sans gants, mes mains se sont retrouvées teintées d'un vert kaki tenace, que plusieurs lavages n'ont pas suffi à effacer. J'ai passé la journée suivante à cacher mes doigts sous les dossiers du bureau, un peu gênée, en me disant que la nature ne se manipule pas avec la légèreté d'un shampoing du commerce. C'est cet épisode qui m'a donné envie de mieux structurer ce que je faisais, et de regarder de plus près ma formation pour apprendre les plantes médicinales et la phytothérapie.
Le romarin, plus doux à vivre au quotidien
Contrairement à l'ortie, le romarin ne m'a jamais causé de mauvaise surprise. Il infusait dans la casserole, l'odeur camphrée envahissant la cuisine pendant que je surveillais la vapeur — un moment presque méditatif, sans risque de tache ni de gant oublié. Vivre non loin de Bordeaux, avec la circulation et les particules fines qui s'accumulent dans l'air, m'a fait chercher un rinçage qui fasse aussi office de nettoyage plus profond, sans pour autant promettre une transformation spectaculaire. J'utilisais alors l'infusion en massage un peu prolongé du cuir chevelu, avant le rinçage final, pour retirer ce voile invisible de poussière urbaine que je ne voyais pas mais que je sentais presque. Cette question de la pollution du quotidien m'avait déjà occupée ailleurs, quand j'avais dû choisir les meilleures huiles essentielles pour peau mature sans se tromper face au même genre de stress environnemental, mais cette fois sur la peau plutôt que sur le cuir chevelu.
Composer une routine beauté bio selon ce qu'on cherche
Ma collègue Laure, elle, fait du vélo le long des quais de la Garonne chaque matin avant de rejoindre le bureau — une discipline que je n'ai jamais réussi à copier côté énergie du matin. J'avais bien tenté, un hiver, de remplacer mon café par du thé vert en sachet, en espérant retrouver un peu de tonus ; l'énergie n'est jamais revenue, et j'ai fini par abandonner l'expérience. Ce genre de tentative ratée m'a surtout appris à me méfier des solutions toutes faites, y compris les miennes.
Certains soirs de semaine, rentrée tard et n'ayant qu'une envie — un vrai repas chaud plutôt qu'un énième bol de céréales avalé debout — je prenais quand même le temps de préparer mon rinçage du jour, presque par automatisme, le carnet à fleurs grand ouvert sur la table en pin marquée de ronds de tasses. Le petit claquement métallique de la bouilloire en émail qui s'enclenche sur le plan de travail est devenu le signal que cette parenthèse commençait, même les soirs sans grande envie. En racontant tout ça à Blandine Chauvet, une connaissance croisée dans un salon bien-être à Bordeaux, autour d'une tisane, j'ai apprécié son sérieux tranquille : elle écoute sans jamais chercher à me convaincre d'essayer telle ou telle méthode à sa place.
Ce carnet capillaire n'est qu'un chapitre parmi d'autres : ailleurs, j'y note mes tisanes du soir avant de dormir, les touches d'huiles essentielles que je diffuse discrètement à mon bureau, les plantes qu'on dit adaptogènes testées contre les coups de fatigue, mes débuts hésitants avec les fleurs de Bach, une routine de détox douce adoptée au changement de saison, ou encore un bain préparé certains soirs avec quelques gouttes d'huile essentielle bien diluée. Cela fait un peu plus d'un an que je tiens ce journal et que j'apprends, pas à pas, les bases de la naturopathie, sans prétendre à une quelconque expertise, juste avec la constance d'une curieuse qui continue de noter.
Au final, ma comparaison tient en une phrase simple : je vais vers l'ortie quand mes cheveux paraissent ternes et un peu mous, pour ce côté fortifiant qu'on lui prête, et je choisis le romarin les jours où je sens surtout l'air de la ville coller à mes cheveux, pour son effet plus nettoyant. Aucune des deux ne remplace l'autre, et aucune ne transforme quoi que ce soit du jour au lendemain — mais alterner selon ce que je constate dans le miroir m'a semblé plus honnête que de m'en tenir à une seule recette apprise par cœur.
Aller plus loin que ce simple carnet
Approfondir ce sujet me tente désormais plus que jamais : ce petit laboratoire de cuisine m'a donné envie de comprendre plus profondément les plantes que j'utilise, plutôt que de me contenter d'une recette glanée ici ou là. Pour qui veut structurer ces débuts sans reproduire mes erreurs de débutante, je continue de recommander un œil sur la Formation Plantes Médicinales et Phytothérapie — un point de départ plus solide que mes tâtonnements du samedi matin. Et pour celles et ceux que la naturopathie intéresse plus largement, au-delà des seuls cheveux, la formation Devenez Naturopathe Certifié reste, à mes yeux, une porte d'entrée sérieuse vers une hygiène de vie plus globale.
Prenez soin de vos cheveux avec ce que vous avez sous la main, sans forcément chercher plus compliqué. Pensez aussi à sortir marcher, à la forêt du Bourgailh à Pessac par exemple, ou simplement dans votre jardin si vous en avez un : c'est souvent là que se nichent les meilleures idées, dans ce qu'on appelle à tort des mauvaises herbes. Et si un souci capillaire persiste vraiment, un professionnel de santé reste le bon interlocuteur, pas mon carnet de jardin.