
Dix secondes : c'est le temps que met, la plupart du temps, une bouffée de chaleur pour partir du plexus et remonter jusqu'à la racine des cheveux. Je l'ai mesuré presque malgré moi, un carnet ouvert sur la table de ma cuisine, quelque part en Gironde. C'est ce que j'associe, comme beaucoup de femmes de mon âge, aux premiers signes de la périménopause. Dans ce journal sur la naturopathie et le bien-être naturel, deux façons de calmer ces épisodes reviennent sans arrêt sous ma plume : une infusion de plantes qu'on prend sur la durée, et un geste qu'on garde pour l'urgence. Assistante administrative sans aucune formation médicale, je ne fais que comparer ce que j'observe entre les deux — pour toute vraie question de santé, un professionnel reste la bonne adresse.
Ce carnet contient aussi des liens vers des formations 1TPE que j'ai suivies moi-même pour y voir plus clair ; si vous achetez via l'un d'eux, je touche une commission, sans frais supplémentaire pour vous, ce qui m'aide à continuer mes petites expériences de cuisine.
Sauge ou hydrolat : deux visages de la phytothérapie face aux bouffées de chaleur
Deux objets trônent en permanence près de mon évier depuis que ces vagues de chaleur ont commencé : un sachet de sauge séchée et un petit pulvérisateur d'hydrolat. L'un travaille en profondeur, avec de la régularité ; l'autre agit en quelques secondes, mais ne règle rien sur le fond. J'avais déjà posé les bases de cette exploration dans mon journal de bord : ce que j'expérimente en naturopathie depuis quelques mois, mais les bouffées de chaleur réclamaient une réponse plus construite, avec ses propres essais et ses propres limites. Mettre les deux approches côte à côte, avec leurs forces et leurs limites respectives, m'a semblé plus honnête que de vanter une seule solution miracle.
Miser sur la sauge quand on peut jouer la durée
La sauge officinale séchée, achetée en herboristerie, est devenue la base de mon protocole du matin. Je pèse entre 1 et 3 grammes de feuilles pour une grande tasse, je porte l'eau presque à ébullition dans ma bouilloire en émail blanc — je la retire dès les premiers frémissements, pour rester autour de 90 degrés sans abîmer les feuilles les plus fragiles — puis je laisse infuser dix minutes avant de filtrer. L'odeur camphrée qui monte de la tasse pendant que la maison dort encore fait maintenant partie de ma routine, tout comme mon carnet, sa couverture fleurie déteinte à force de rester ouvert sur le bois clair de la table, marqué de petits cercles pâles laissés par d'anciennes tasses de thé. Sur le rebord de la fenêtre au-dessus de l'évier, les pochettes en papier kraft de mes plantes séchées s'entassent sans grand ordre. On prête à la sauge des vertus qui rappelleraient l'action de nos hormones ; je ne suis pas en mesure d'en juger moi-même, et c'est justement le genre de question à poser à un professionnel avant de s'y mettre sérieusement, en particulier si l'on suit déjà un traitement. Ce que je peux dire, c'est qu'avec une utilisation régulière, l'intensité de mes sueurs nocturnes a fini par changer. Pour mieux comprendre comment associer les plantes entre elles sans se tromper, la Formation Plantes Médicinales et Phytothérapie m'a appris pas mal de choses, notamment sur les usages traditionnels et les précautions à garder en tête.
Que faire quand la chaleur monte en pleine réunion ?
Le bureau reste le théâtre le plus difficile. Sous les néons un peu trop vifs, à classer des dossiers ou en pleine réunion, je me demande souvent si mes collègues remarquent mes pommettes qui s'enflamment d'un coup. Cette gêne sociale, ajoutée à l'inconfort physique, est ce qui m'a poussée à chercher au-delà de la sauge. J'ai d'abord installé une application de méditation guidée, avec de bonnes intentions et l'idée qu'une respiration maîtrisée calmerait tout. Je l'ai désinstallée dix jours plus tard, faute d'assiduité et parce que s'isoler cinq minutes entre deux dossiers n'était tout simplement pas réaliste dans mon emploi du temps. Un tour au Parc Bordelais pendant la pause de midi m'aide parfois à faire retomber la tension avant qu'elle ne devienne une bouffée, mais ce n'est pas toujours possible entre deux rendez-vous. Il me fallait un geste immédiat, à garder sous la main.
Pourquoi l'hydrolat ne remplace pas la sauge
C'est une connaissance, Blandine Chauvet, croisée un jour sur un salon bien-être à Bordeaux, qui m'a parlé la première fois de l'hydrolat de menthe poivrée — elle a toujours une pratique ou un produit que je ne connais pas encore, et celui-ci a changé mes journées au bureau. Contrairement à l'huile essentielle, puissante et parfois irritante sur la peau, l'hydrolat est doux, presque anodin. J'en garde un petit flacon pulvérisateur dans mon tiroir, à côté de mes tampons encreurs, et dès que la chaleur commence à monter, je vaporise un peu sur mon visage et ma nuque. L'effet de fraîcheur est immédiat, presque mécanique — un peu le même réflexe que j'utilise pour les remèdes naturels contre les jambes lourdes au bureau, un geste de fraîcheur plutôt qu'une explication savante. Mais l'hydrolat ne fait que masquer l'instant : il ne change rien à la fréquence des épisodes par la suite. C'est là toute la différence avec la sauge, qui agit en coulisses sans qu'on la sente vraiment.
Une autre voie : quand le sport fait le travail que la sauge ne fait pas
Valérie, une amie qui anime un groupe de marche nordique au parc Palmer, jure que ce sont ses sorties régulières qui l'ont sortie du même genre de vague de chaleur. Elle ne jure que par le mouvement, moi je continue de miser sur ma tasse et mon flacon — et je pense que nous avons toutes les deux raison, chacune à sa façon. Le sport agit sans doute sur autre chose que ce que touchent mes plantes, et je ne saurais pas dire lequel des deux effets compte le plus. Ce que je retiens de nos échanges, c'est qu'aucune des deux méthodes ne fonctionne du jour au lendemain, et qu'aucune ne dispense de consulter si les symptômes deviennent difficiles à vivre.
Choisir entre les deux, selon le moment
Si je devais résumer en une phrase, ce serait celle-ci : la sauge se choisit quand on peut miser sur la régularité et qu'on accepte de ne rien sentir tout de suite ; l'hydrolat se choisit quand il faut une réponse dans la minute, sans rien attendre de plus. Les deux ne jouent pas dans la même catégorie, et vouloir que l'un remplace l'autre, c'est se tromper de comparaison. Pour comprendre pourquoi une plante convient à une personne et pas à une autre, sans se ruiner en essais au hasard dans les rayons bio, je continue de recommander la Formation Plantes Médicinales et Phytothérapie, qui reste concrète et applicable chez soi plutôt que théorique. Pour celles qui débutent et trouvent tout cela un peu dense, le guide pour apprendre les bases de la naturopathie pour prendre soin de soi reste une bonne porte d'entrée. Un soir, en faisant la vaisselle après le dîner, j'ai remarqué que mes épaules n'étaient pas remontées jusqu'aux oreilles, pour une fois. Un détail minuscule, mais le genre de chose qui, mis bout à bout avec d'autres, finit par compter.
Je ne promets pas que l'une ou l'autre de ces pistes fonctionnera pour vous, tant chaque corps réagit à sa manière. Mais mettre la sauge et l'hydrolat côte à côte, plutôt que de chercher un remède unique, m'a évité bien des achats inutiles au rayon bien-être. Pour aller plus loin dans la compréhension des plantes, je ne peux que recommander de regarder de plus près la Formation Plantes Médicinales et Phytothérapie [Recommandé] — un bon complément à ce carnet, pas un substitut à l'avis d'un professionnel de santé. Prenez soin de vous, à votre rythme.