
Le vent remonte les quais de la Garonne et me pousse presque dans le dos ; je marche vite, sans vraiment savoir si c'est pour me réchauffer ou pour fuir ce blues hivernal qui revient chaque année, et contre lequel je cherche depuis des mois de quoi construire un vrai bien-être naturel.
Ce carnet contient des liens d'affiliation vers des formations que j'ai testées moi-même, notamment celle sur les plantes médicinales ; si vous passez par eux, je touche une petite commission, sans coût supplémentaire pour vous. Je ne suis ni médecin ni thérapeute : tout ce qui suit vient de mon expérience de naturopathie débutante, pas d'un avis médical.
Deux pistes pour sortir de la grisaille
Deux approches reviennent sans cesse dans mes lectures sur le bien-être naturel : la lumière artificielle d'un côté, les plantes et les huiles essentielles de l'autre. Cette année, plutôt que de les essayer au hasard, j'ai voulu les mettre face à face et noter ce que chacune m'apportait vraiment.
Une amie anime chaque semaine un groupe de marche nordique, et jure que rien ne vaut l'effort en plein air contre ce genre de coup de mou ; je veux bien la croire, mais ce n'est pas mon terrain, alors j'ai resserré mes propres essais autour de deux pistes plus tranquilles.
Le travail de bureau n'aide pas. Mes journées d'assistante administrative se passent devant un écran, et à force, la fatigue des yeux vient s'ajouter à la lassitude générale, c'est même en cherchant à soulager la fatigue oculaire après une journée d'écran que j'ai commencé à m'intéresser de plus près aux petits ajustements du quotidien.
Je consigne tout ça dans un carnet plus large, celui de mon exploration de la naturopathie depuis les débuts. Les bases que j'y ai posées ailleurs m'évitent de repartir de zéro à chaque nouvelle piste.
La lampe de luminothérapie suffit-elle ?
Avant d'installer quoi que ce soit, j'avais téléchargé une application de méditation guidée, pleine de bonne volonté — je l'ai abandonnée au bout d'une dizaine de jours, faute de constance. La lampe, elle, est restée : un petit panneau posé sur mon bureau, allumé dès que je m'installe le matin.
Ce qu'elle apporte est réel mais limité : un coup de clair au milieu de la grisaille, sans plus. Elle ne touche pas à cette lourdeur du soir, quand l'envie de rien s'installe après le dîner. Pour ça, il me fallait autre chose: quelque chose de plus sensoriel, de plus ancré dans mes soirées.
Ma phytothérapie maison, entre réussites et petits ratés
Dans ma cuisine, au fond du pavillon où nous vivons, à une vingtaine de minutes du centre de Bordeaux, j'ai ressorti mes plantes séchées. Une partie vient du commerce, une autre de mon petit carré de jardin — de quoi occuper le rebord de la fenêtre de sachets en papier kraft empilés les uns sur les autres.
Un soir, j'ai voulu préparer une racine de gingembre comme une simple tisane de fleurs, sans respecter le temps de chauffe qu'elle demande. Le résultat m'a brûlé la gorge au lieu de me réconforter — une leçon de patience que je n'ai pas oubliée depuis.
C'est ce genre de petit échec concret qui m'a donné envie d'aller plus loin, et qui m'a poussée vers la Formation Plantes Médicinales et Phytothérapie. Comprendre pourquoi je me trompe m'intéresse presque autant que trouver ce qui marche.
Les huiles essentielles changent l'ambiance du soir
Un soir de pluie battante, j'ai fait couler quelques gouttes de Pin sylvestre dans mon diffuseur — l'odeur boisée qui s'est répandue dans le salon m'a rappelé une forêt landaise après l'orage, et j'ai senti ce petit coup de fouet qui m'a évité de m'endormir sur le canapé dès le début de soirée. Je fais attention à la provenance du flacon avant de l'acheter, un réflexe que je détaille plus longuement ailleurs dans mon carnet, tout comme la diffusion discrète au bureau.
Au bureau, contre la sensation de jambes lourdes qui vient de rester assise trop longtemps, j'applique quelques astuces et remèdes naturels contre les jambes lourdes au bureau, toujours diluées avant de toucher la peau — un point sur lequel je reste prudente, et que j'explique plus en détail sur une autre page.
Et pour les rythmes qui ne suivent pas le soleil ?
Une connaissance qui travaille de nuit m'a fait remarquer que mes conseils sur la lumière du matin ne lui servaient à rien : elle rentre chez elle au lever du jour et doit au contraire fuir la clarté pour espérer dormir. Ses horaires ne collent tout simplement pas aux miens, et ça m'a rappelé qu'aucune des deux pistes ne fonctionne pareil pour tout le monde.
Les fleurs de Bach, une piste plus discrète
Blandine Chauvet, que j'ai croisée un jour sur un stand d'aromathérapie lors d'un salon bien-être et que je retrouve de temps en temps autour d'une tisane, m'a parlé la première des quintessences du Dr Bach. Sérieuse mais sereine, elle ne cherche jamais à convaincre — elle raconte simplement ce qui l'aide, comme Mustard pour ce nuage noir qui arrive sans raison apparente.
Pour qui aime tout noter comme moi, l'initiation aux Fleurs de Bach reste une porte d'entrée douce pour apprivoiser les émotions de l'hiver. Ce n'est pas la même démarche que ma petite routine de saison pour alléger le corps au changement de saison, mais les deux se recoupent parfois.
Certains soirs, plutôt que de somnoler devant la télévision, je lis deux chapitres d'affilée sans jamais relire la même phrase deux fois, un détail minuscule, mais qui m'a marquée bien plus qu'un miroir ou une balance. Ma tisane avait refroidi à côté, avec ce zeste de citron pressé sur le bord de la tasse dont la petite pointe acidulée réveille tout le reste.
Choisir entre lumière et plantes, selon les jours
Si les journées raccourcies sont le problème principal et que vous cherchez quelque chose de passif à poser sur un bureau le matin, la lampe reste le point de départ le plus simple. Si c'est plutôt la lourdeur du soir, l'humeur qui s'assombrit sans raison précise, ou l'envie d'un vrai rituel, les plantes et les huiles essentielles ont plus de sens en première ligne. Chez moi, les deux finissent par se compléter, mais je ne les aurais jamais adoptées dans le même ordre.
Envie d'aller plus loin dans cette exploration ? La formation complète Devenez Naturopathe Certifié couvre l'hygiène de vie dans son ensemble, à un rythme accessible. Le printemps approche de son côté, et j'ai déjà commencé à noter quelques pistes pour soulager le syndrome prémenstruel naturellement avec mes infusions, un autre sujet qui revient souvent dans mes pages. Prenez soin de vous, à votre rythme.